Projet de loi pour les services à l’enfance et à la famille autochtones

 

La ministre des Services aux Autochtones Jane Philpott à annoncer la semaine dernière que le gouvernement fédéral tente un projet de loi pour élaborer conjointement les services à l’enfance et famille autochtones avec les dirigeants des Premières Nations, des Inuits et de la Nation métisse. Le projet de loi sera déposé en début de l’an prochain et est un grand pas vers la diminution d’enfants autochtones vivant avec des familles d’accueil.

C’est une recommandation qu’a fait la Commission de vérité et réconciliation. L’appel à l’action 4 demande au gouvernement fédéral d’introduire des dispositions législatives pour la protection des enfants autochtones. La Commission de vérité et de la réconciliation demande une loi qui affirme les droits des gouvernements autochtones de gérer leurs propres services à l’enfance. De plus, la Commission recommande que les tribunaux et les services à l’enfance tiennent compte de l’héritage des pensionnats indiens lorsqu’ils prennent une décision et que le placement temporaire ou permanent d’un enfant soit dans un milieu culturel similaire.

À ce moment, les familles autochtones et les jeunes sont placés dans des situations qui ne reflètent pas leur culture ni leur identité, ce qui fait que certains besoins ne sont pas comblés. C’est un énoncé incroyable après avoir établi que les enfants autochtones représentent 52,2 % des enfants en famille d’accueil dans des résidences privées au Canada.

En redonnant aux Premières Nations, Inuits et la Nation métisse la possibilité d’élever leurs enfants sur leurs territoires de leurs nations et en leur donnant la charge, le gouvernement fédéral permet aux peuples autochtones de dresser leurs propres politiques, règles et pratique en ce qui concerne les services à l’enfant et à la famille. Des droits et responsabilités qui aurais du depuis longtemps être à la disposition des peuples autochtones.

« Ce projet de loi ouvrira un nouveau chapitre sur la voie d’une reconnaissance accrue à l’effet que nous, au sein de la Nation métisse, sommes les mieux placés pour soutenir nos enfants et en prendre soin. C’est une initiative sans précédent qui veillera à la survie, à la dignité et au mieux-être de nos familles, de nos communautés et de notre nation pour les générations à venir. »

Clément Chartier
Président, Ralliement national des Métis

C’est un pas dans la bonne direction pour la réconciliation et l’autodétermination pour les peuples autochtones, mais est-ce assez ?

Dans le budget fédéral de 2018, le gouvernement s’engage à donner 1,4 milliard de dollars aux services à l’enfance et famille autochtone obéissant à des ordonnances provenant du Tribunal canadien des droits de la personne.

Ce  billet a  été  écrit par  un(e)  étudiant(e) ACLC-PBSC.  Les  opinions exprimées  ne  reflètent pas  nécessairement  le point  de  vue de  l’ACLC  ou PBSC.

About the Author

Isabelle Caissie
Law student at l'Université de Moncton in Moncton, New Brunswick. I have a bachelors degree in political science from l'Université de Moncton. I am passionate about politics, women's issues and human rights issues. Je suis étudiante en droit à l'Université de Moncton au Nouveau Brunswick. Je détiens un baccalauréat en science politique de l'Université de Moncton. Je m'intéresse beaucoup sur les questions concernants la femme, les droits de la personnes ainsi que la politique en générale.