Poste Canada est légiféré par le gouvernement fédéral

Canada Post

Le Syndicat travailleurs et travailleuses des postes est en grève tournante depuis déjà cinq semaines. Cette union représente plus de 50 000 membres et revendique de meilleures conditions de travail, plus de sécurité d’emploi en plus qu’une fin aux heures supplémentaires forcées. Souvent, les travailleurs et travailleuses doivent compléter leurs routes même s’ils doivent travailler des heures supplémentaires non rémunérées.

La semaine dernière, les sénateurs ont adopté un projet de loi spéciale qui met fin aux grèves tournantes affectant plusieurs villes canadiennes depuis le début octobre.

Le projet de loi aura des répercussions sérieuses pour tous qui ne la respectent pas. Les amendes peuvent passer de 1000 $ par jours jusqu’à 50 000 $ par jours pour les individus ainsi que jusqu’à 100 000 $ par jours pour la société d’État ou le syndicat.

Le syndicat s’est opposé à une offre-trêve pour garantir des services pendant le temps des fêtes. L’employeur demande aux deux parties de collaborer jusqu’à la fin janvier, mais le syndicat s’est opposé aux offres dues au manque de discussion.

Il y a eu plusieurs manifestations dans les derniers jours en Ontario ainsi qu’à Halifax et Calgary. Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes revendique que leurs droits de protestation et leurs droits de négociation sont brimés par la décision du gouvernement de légiféré leur retour au travail.

Ce conflit est une épée à double tranchant. Plusieurs petites entreprises ont de la marchandise à Post Canada qui ne sera pas livrée jusqu’au mois de mars. De plus, plusieurs citoyens doivent aussi repenser, réorganiser et changer leurs activités pour le temps des fêtes dû aux arrêts de services par les travaillants et travailleuses de Poste Canada.

C’est une situation délicate et les intérêts des deux parties doivent être considérés. Il est important d’avoir un système de poste fiable pour assurer le bon fonctionnement d’une société, mais doit-on assurer cela de façon absolue, et brimer le droit à la grève?

Ce billet a été écrit par un(e) étudiant(e) ACLC-PBSC. Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement le point de vue de l’ACLC ou PBSC. 

About the Author

Isabelle Caissie
Law student at l'Université de Moncton in Moncton, New Brunswick. I have a bachelors degree in political science from l'Université de Moncton. I am passionate about politics, women's issues and human rights issues. Je suis étudiante en droit à l'Université de Moncton au Nouveau Brunswick. Je détiens un baccalauréat en science politique de l'Université de Moncton. Je m'intéresse beaucoup sur les questions concernants la femme, les droits de la personnes ainsi que la politique en générale.