Un nouvel accord vient remplacer l’ALENA : L’AEUMC

Le 30 septembre, les États-Unis, le Canada et le Mexique ont finalement conclu un nouveau partenariat intitulé: l’Accord États-Unis–Mexique-Canada. C’est essentiellement un nouvel accord qui vient remplacer l’ancien accord de l’ALENA, créer en 1994. Cet accord a abouti après plus de 13 mois de négociations entre les pays, mener principalement à la demande des États-Unis. Le gouvernement fédéral a depuis longtemps signaler aux canadiens qu’aucun accord ne sera signé s’il n’est pas à l’avantage des citoyens, mais examinons les grandes lignes de l’accord de libre-échange et déterminons les conséquences possibles pour l’économie canadienne.

Dans le nouvel accord, les fermiers laitiers américains auront plus grand accès à l’industrie canadienne, une croissance d’environ 3.6%. Puisque le Canada pratique la gestion de l’offre, ses tarifs pour les produits laitiers sont règlementés pour éviter un surplus ou une pénurie de produits. Les fermiers laitiers des États-Unis ne pratiquent pas la gestion de l’offre dans son industrie laitière, ce qui veut dire qu’il y aura moins de produit laitier provenant du Canada et plus de lait importer des États-Unis. Depuis l’annonce du nouvel accord de libre-échange nord-américain, Ottawa reconnait les changements et conséquences des nouveaux règlements sur la rentabilité des fermes laitières canadienne et s’oriente à dédommager monétairement les fermiers atteints.

De plus, les industries canadiennes d’acier et d’aluminium ne verront pas une baisse des tarifs d’importation sur ces produits. En juin 2018, le président américain Donald Trump a imposé des tarifs de 25% sur l’importation d’acier canadien et de 10% sur l’aluminium canadien. Ceci affecte grandement les deux industries puisque le Canada exporte plus de 84% de sa production d’aluminium directement aux États-Unis.

Un nouvel article imposé dans le texte de l’AEUMC oblige le gouvernement canadien de fournir les détails d’un texte d’échange provisoire avec un pays dont l’activité économique est non marchande. À l’article 32.10 (4) les pays s’engagent à donner droit aux autres parties de dissoudre l’AEUMC si l’un des pays signe un accord de libre-échange avec un pays où l’activité économique est non marchande. Une entente bilatérale devra être négociée une fois l’AEUMC dissout. Plusieurs ont spéculé que cet article est pour directement influencer les échanges entre le Canada et la Chine et le Mexique et la Chine, un pays que Donald Trump reproche souvent un déficit commercial « choquant » entre ce pays et le sien.

Le nouvel Accord États-Unis–Mexique-Canada ressemble beaucoup à l’ancien texte de l’ALENA, mais plusieurs concessions ont été accordées par le Canada pendant les négociations. Plusieurs points concédés par le gouvernement de Trudeau ont été nécessaires pour ne pas voir l’abrogation complète de l’ALENA par le président américain, une situation catastrophique pour l’économie canadienne. Il reste qu’aucun avancement substantiel en matière d’environnement ou de changement climatique n’a été avancé dans ce nouvel accord, une pensée qui devrait grandement inquiéter les canadiens.

Ce billet a été écrit par un(e) étudiant(e) ACLC-PBSC. Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement le point de vue de l’ACLC ou PBSC. 

About the Author

Isabelle Caissie
Law student at l'Université de Moncton in Moncton, New Brunswick. I have a bachelors degree in political science from l'Université de Moncton. I am passionate about politics, women's issues and human rights issues. Je suis étudiante en droit à l'Université de Moncton au Nouveau Brunswick. Je détiens un baccalauréat en science politique de l'Université de Moncton. Je m'intéresse beaucoup sur les questions concernants la femme, les droits de la personnes ainsi que la politique en générale.