Stigmatisation des coutumes en terre Inuit au Labrador

stop racism

Une vague de commentaires injurieux et haineux s’est effondrée sur  Darrell Voisey, un chasseur de Cape Makkovik (une région située dans les terres Inuit de Terre-Neuve-et-Labrador), lorsque celui-ci publia une annonce en ligne afin de trouver un acheteur pour la fourrure de l’ours polaire qu’il avait légalement abattu à Turnavik Island.

Ayant un permis de chasse à l’ours polaire et considérant le fait que le Département Fédéral de l’Environnement et du Changement Climatique classe cet animal dans les espèces particulièrement préoccupantes et pas dans les espèces en voie de disparition, Darrell n’aurait jamais cru pouvoir créer autant d’émois avec cette photo et s’attirer du même coup la foudre d’internaute aux opinions si ouvertement racistes que Facebook a dû supprimer son annonce.

Le chasseur souligne que les ours sont non seulement chassés pour leur fourrure, mais aussi dans le but de consommer la viande de l’animal, pas de perte. Il pense également que les autres régions de la province devraient être mieux informées des  traditions autochtones du Nord du Labrador et que leur mode de vie, davantage lié à l’héritage de leurs ancêtres que les régions plus urbanisées, est composé de pratiques et d’activités légales, mais malheureusement encore incomprises et jugées par de nombreuses communautés.

En effet, les stigmates à propos des autochtones de plusieurs régions du monde survivent malgré l’évolution (très lente) des lois encadrant leurs coutumes. Ce problème de discrimination affecte les premières nations à un niveau international et ces communautés marginalisées et souvent isolées on d’autant plus de difficulté à s’intégrer ou à s’adapter.

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Le présent billet de blogue a été rédigé par une étudiante participant au projet de Veille sur les droits de ACLC et de PBSC. Les vues qui y sont exprimées ne sont pas forcément celles de l’ACLC ou de PBSC.