Protestations “silencieuses” à Stephenville High School

Pro Bono 13

Une communauté de Terre-Neuve-et-Labrador a été secouée plus tôt ce mois-ci alors qu’un étudiant de l’école secondaire Stephenville High a été accusé d’agressions sexuelles sur plusieurs de ses camarades féminines. Ce qui a retenu l’attention plus tôt aujourd’hui, c’est que le garçon accusé s’est présenté à l’école pour compléter ses examens.

S’en sont suivies des protestations dites « silencieuses » concernant sa présence à l’école; des étudiants ont arboré des épinglettes avec des phrases comme « No means no » (Non veut dire non).

En prenant compte de ces faits, il est légitime de se poser des questions quant aux droits en cause ici. En effet, on parle d’un accusé et non d’une personne déclarée coupable. Le procès de ce jeune homme n’ayant pas encore eu lieu, la présomption d’innocence en matière criminelle s’applique à lui. Cependant, ce que l’on remarque, c’est une condamnation du public à son égard.

Dans la foulée du mouvement #moiaussi, une vague d’accusations en matière sexuelle a déferlé sur l’ensemble du Canada mais aussi partout dans le monde. Avec ce mouvement, l’opinion publique s’est peut-être durcie envers les accusés de ce type de crimes et des condamnations sociales sont observées. Sans être positif ou négatif, ce phénomène entraîne des conséquences.

Il est vrai que les victimes ont nécessairement leur mot à dire et qu’il faut que la dénonciation soit sans équivoque, mais dans le cas présent, il reste que l’accusé détient des droits comme le droit à l’éducation. On pourrait tout de même se demander si l’école n’était pas dans le devoir de trouver des accommodements pour éviter son retour à l’école étant donné que les victimes de cette affaire la fréquente aussi.

Le présent billet de blogue a été rédigé par une étudiante participant au projet de Veille sur les droits de ACLC et de PBSC. Les vues qui y sont exprimées ne sont pas forcément celles de l’ACLC ou de PBSC.