Ottawa opte pour un changement favorisant l’accès à l’information

Ce n’est pas un secret d’État: par les temps qui courent, le gouvernement Harper est ciblé et critiqué au niveau de sa façon de jongler avec l’accès à l’information, le maximisant ou le limitant, tout dépendamment des circonstances.

En avril dernier, le Conseil du Trésor a lancé un service électronique, pour lequel les requérants sont d’abord tenus de fournir des informations personnelles, c’est-à-dire préciser s’ils œuvrent dans le domaine médiatique, des affaires ou encore dans le secteur universitaire, etc. Il leur est requis de choisir une des options qui leur sont offertes, afin de compléter la demande. En d’autres mots, impossible est-il de refuser de s’identifier de la sorte.

Notons qu’en soit, cette interrogation par rapport aux secteurs d’activité desquels proviennent les citoyens, ne viole pas la loi. Tout de même, on se questionne sur la pertinence de soutirer une telle information des citoyens, d’autant plus que cette partie du formulaire a été ajoutée aux après qu’ait été adoptée la Loi sur l’accès à l’information . Déjà en 2010, en réponse à cette ambiguïté, il fut exigé que les ministères laissent savoir aux citoyens que leur requête serait traitée peu importe la catégorie choisie. Apparemment, les informations globales recueillies servent à la formation d’une banque de statistiques. Or, c’est par l’entremise de ce processus que les fonctionnaires informent le bureau de leur ministre quand une copie de documents potentiellement embarrassants [est] demandée par des journalistes ou des membres de l’opposition.

Par ailleurs, le Commissariat à l’information du Canada s’est penché sur ce le sujet, et a mené une enquête. Il faut croire que ce fait a mis
la pression au bon endroit, étant donné le récent ajustement de la part du gouvernement fédéral à ce sujet : « le gouvernement conservateur a
accepté de cesser de demander des détails sur les citoyens avant de donner le feu vert à leur requête déposée en vertu de la Loi sur l’accès à l’information
. Ainsi, à partir de la fin mars 2014, les citoyens pourront opter pour « refus de s’identifier » lorsqu’ils rempliront ce formulaire en question.